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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 17:44
Virée à Cannes en Rebel (par David)

Chaque pilote participe à la vie de club, cet été est propice aux voyages, voyez plutôt...

Enfin le départ ! Depuis l’indisponibilité du Rebel, j’avais promis à ma fille Céleste un week-end dans le sud de la France, ayant fait ce voyage en 2001 avec mon fils. Navigation prévue de Villerupt à Cannes avec un ravitaillement à St Rambert d’Albon au nord de Valence, terminal Total oblige. Sur place, visite de la côte d’Azur jusqu’à Monaco. Après plusieurs semaines de mauvais temps, tout à coup la météo s’annonce clémente pour ce week-end tant attendu.

Chargement des bagages, check-list et décollage en 25 pour une première étape de 2,5h. En route les contrôleurs successifs nous signalent un transpondeur défectueux et intermittent, ce qui nous vaudra un détour de Lyon plus à l’ouest que la route prévue. L’arrivée à St Rambert est sportive avec un vent de 15 à 35 kts, heureusement presque dans l’axe. Une fois à la pompe, problème : le terminal Total est défectueux et à chaque chiffre tapé au clavier pour le code secret, il en rentre deux. Du coup, 4 faux PIN ou plus et le terminal m’annonce la carte bloquée, donc plus de ravitaillement autonome du voyage. J’apprendrai ensuite que ce blocage prend fin automatiquement 48h plus tard. Nous décidons alors de prendre une pause déjeuner et de réfléchir à l’alternative. Un coup de fil à Valence qui n’est qu’à dix minutes de vol avec ce mistral nous semble le bon plan car ils nous confirment qu’il y a moyen de payer avec une carte de crédit. Décollage pour Valence et ravitaillement. Posé sur piste en dur avec le train classique et des pointes de 40 kts annoncées par la tour, c’est là que je me dis que l’aviation est vraiment un sport ! L’aéroport est moderne et la personne de service, très aimable, nous fait le plein et nous propose d’envoyer la taxe d’atterrissage par courrier postal afin de gagner du temps. J’en profite pour vérifier le transpondeur et constate que la prise d’antenne est mal fixée. Une fois remise, le transpondeur refonctionne parfaitement. Il n’y a aucun trafic et nous repartons pour Cannes via Carpentras, Le Luc et le VOR de St Tropez (STP). Montée au niveau 55 pour passer les montagnes naissantes des pré-Alpes maritimes.

Après 45 minutes de vol nous apercevons sur notre droite la mer et les iles d’Hyères et du Levant au sud de Toulon. Depuis notre départ les contrôleurs sont très aimables et nous autorisent toutes nos demandes d’altitude et de route. Les zones d’informations se sont succédées : Bâle, Lyon, Marseille et enfin Nice, qui nous demande de contacter Cannes Approche au passage de STP.

La vue est magique. Nous passons près de Port Grimaud et au sud de St Tropez, où l’on voit bien que nous sommes au mois d’août, tant il y a de yachts et de bateaux. Cap sur les points DR, SW et SA avant de virer vers Mandelieu et intégrer la vent arrière main gauche pour la 17. Le vent est tombé dans cette région et la tour nous accorde la piste en herbe, que du bonheur !

Une fois au parking, sortie de l’aérodrome et taxi pour passer déposer nos bagages à l’hôtel (en bon pilote j’ai choisi le Mercure sur l’aérodrome, ainsi on peut suivre les décollages depuis le bord de la piscine). Le soir, visite de Cannes et sa croisette, son Palais des Festivals et son port de plaisance bordé de restaurants. Nous dinons à l’Assiette Provençale sur le quai du port de plaisance et la surprise est agréable car la table n’a rien de touristique et le risotto aux scampis et citron est délicieux.

Le lendemain, location de voiture et visite de l’arrière-pays et ses villages pittoresques : Auribeau sur Siagne, perché sur son rocher et visite de l’usine de parfum Fragonard à Grasse. Une promenade parfumée où vous ne pouvez vous empêcher d’acheter quelques parfums ou eaux de toilettes pour vous et la famille.

Poursuite vers Monaco en contournant Nice mais en rattrapant la petite corniche au niveau du port de Nice. Passage de Villefranche sur Mer, tellement bondé en ce mois d’août que nous ne trouverons pas de place de parking pour s’y arrêter. Tant pis, il restera quelque chose à visiter lors d’un prochain

voyage. Passant par St Jean-Cap Ferrat, je propose à ma fille d’y entrer et nous découvrons la villa Ephrussi de Rothschild. La visite n’est pas gratuite, mais vaut la peine, tant cette villa est riche en collections de meubles, de porcelaines et autres objets et le jardin est une merveille. Nous assistons à des jets d’eaux synchronisés avec une musique classique de qualité. La villa a été cédée par la baronne en 1934 à une fondation portant son nom pour y ouvrir un musée.

Nous continuons sur Monaco et nous dirigeons de suite dans le parking souterrain permettant d’arriver par ascenseur sur Le Rocher, près du musée océanographique. Nous décidons de déjeuner dans une des ruelles adjacentes au palais, à l’ombre. La position du palais est parfaite. D’un côté, il surplombe Fontvieille et son petit port et de l’autre il offre une vue panoramique sur Monte-Carlo où l’on ne peut s’empêcher d’imaginer les F1 dévaler la colline pour rejoindre la piscine en bord de mer. On entendrait presque le hurlement des voitures en regardant ce paysage tant médiatisé.

Nous visitons encore Monte-Carlo, son casino, l’hôtel de Paris et tout le luxe qui entoure ces endroits. Je dois convenir ne jamais avoir vu autant de Rolls Royce et Ferrari en si peu de temps.

Notre promenade pédestre nous amène du Fairmont jusqu’au jardin japonais et nous poursuivons encore un peu afin de voir au loin le Racing Club et sa rotonde dont le toit peut s’ouvrir lors des diners de galas pour dévoiler à ses invités le ciel étoilé.

Notre retour vers Cannes passera par Eze village, village médiéval perché sur son promontoire surplombant la corniche et la mer. Le diner est un peu tardif mais nous sommes encore acceptés par l’hôtelier. Nous avons raté un feu d’artifice à Cannes dans le cadre des manifestations estivales, mais avec la visite d’Eze nous ne perdons pas au change.

Retour à Cannes pour une nuit bien méritée car nous voulons encore visiter Mougins avant de repartir vers Villerupt.

La visite de Mougins lundi matin a lieu sous un soleil qui nous fait profiter pleinement des petites ruelles médiévales ombragées. Ce village, également haut perché, est le fief des artistes avec une concentration impressionnante de galeries d’art et d’artistes comparée à sa taille.

Mougins n’est qu’à un quart d’heure en voiture de Cannes et c’est donc un peu avant midi que nous retournons à l’hôtel pour libérer la chambre. Nous décidons alors de retourner à l’aéroport pour rendre la voiture de location et ravitailler avant de repartir.

La taxe d’atterrissage et de séjour à Cannes-Mandelieu n’est pas donnée (68 EUR) pour les deux nuits, mais l’ambiance et l’accueil du personnel vous fait sentir comme si vous possédiez un jet d’affaire. En dehors des épaulettes, rien ne vous distingue des professionnels ou de leur patron car vous êtes servi comme un roi : amabilité, transport vers l’avion avec voiturette de golf, bref la classe !

Je roule jusqu’à la pompe qui est en self-service mais qui accepte les cartes de crédits.. Nous faisons le plein entouré de jets.

Prévol teminée, nous obtenons du Sol l’autorisation de taxi jusqu’au point d’arrêt A2 de la piste 17, où nous nous retrouvons derrière un Beech Premier, bi-réacteur magnifique. La contrôleur me demande d’avancer d’avantage afin de laisser passer un Gulfstream derrière moi, mais je lui signale craindre pour le souffle du réacteur du Premier.

Encore un Falcon qui pose devant nous et nous sommes autorisés alignement et décollage sur la 17. Max 2500’ jusqu’à St Tropez et nous commençons notre montée au FL65 après STP. La montée s’annonce difficile car l’huile chauffe. Il fait encore 33° à 3500’ et nous aurons 29° passant 4500’. Le taux de montée n’est que de 300 ft par minutes mais cela nous suffira pour passer les collines.

Prochaine escale : Mâcon pour ravitailler car nous avons le vent de face. Le pilote automatique travaille bien et corrige parfaitement les turbulences causées par les montagnes. Une fois dans la vallée du Rhône, tout se calme à nouveau. Le reste du vol se poursuit sans problème et nous arrivons à Mâcon où cette fois le terminal Total fonctionne parfaitement et la carte s’est débloquée après 48h. Nous croisons quelques membres du club, tous très aimables et content de voir une immatriculation LX, ce qui change un peu du quotidien.

Nous redécollons une demi-heure plus tard pour Villerupt. A partir de Nancy, le ciel commence à se fermer et nous quittons le FL65 pour redescendre à 3500’. Nous arrivons à Villerupt sous la pluie, qui heureusement ne dure pas, mais nous rappelle que nous arrivons chez nous.

Au total, nous aurons volé presque 10h à une moyenne oscillant entre 165 km/h et 185 km/h selon le vent. Pas trop mal pour un Rebel. Rendez-vous l’année prochaine pour une autre navigation.

David

Cannes et la Côte d'Azur, belles images , merci David.
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